La province de l’Ituri demeure depuis plusieurs mois, le théâtre des massacres des miliciens notamment ceux de coopérative pour le développement du Congo (CODECO).

La recrudescence de l’insécurité dans cette région préoccupe plusieurs congolais qui redoutent un carnage incessant à l’encontre de paisibles citoyens.

Déplorant le mutisme inexplicable de Kinshasa, le Centre de Réflexion Juridique de la Lutte contre l’impunité par la voix de son coordonateur, Me Franck Kalolo appelle le chef de l’Etat Félix Tshisekedi à créer de manière urgente, une cour militaire opérationnelle dans le souci de réduire le taux de criminalité et décourager les auteurs encore actifs dans la région.

« Nous demandons d’une manière urgente que le chef de l’Etat crée par un décret-loi, une cour militaire opérationnelle en Ituri. C’est une cour qui accompagne les militaires et les unités engagés au front. Toute personne est justiciable devant cette cour. Les arrêts de la cour militaire opérationnelle ne sont jamais frappés d’appel », a alerté jeudi 28 mai, Me Franck Kalolo dans une interview accordée à Koonexion.net.

Cette Asbl qui milite pour les droits de l’homme, espère en lançant cet appel au près du chef de l’Etat, trouver gain de cause en faveur de la population ensanglantée de l’Ituri.

Notons que les massacres dans cette région du pays ont déjà tué selon un rapport publié mercredi par le bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme, 296 personnes, 151 autres blessées et 38 personnes violées dont des femmes et des enfants.

La dernière attaque perpétrée le même mercredi par les miliciens CODECO a fait 7 morts dans le village Lindumbe en territoire d’Irumu.

En attendant la réaction des forces loyalistes, la MONUSCO annonce le renforcement des casques bleus à Djugu et Mahagi où des miliciens CODECO mènent très souvent leurs attaques.

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