Au cours d’un entretien accordé à une radio de la place jeudi 16 avril, le vice-Premier ministre en charge de la Justice, Celestin Tunda Ya Kasende, a fait savoir que la justice ne peut accorder la remise en liberté provisoire à toutes les personnes détenues dans les enquêtes quant à l’exécution des travaux du programme d’urgence de 100 jours.
« On ne peut pas accorder la liberté provisoire aux personnes qui sont détenues dans le cadre des enquêtes sur l’exécution des travaux du programme d’urgence de 100 jours du Chef de l’Etat », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Le fait qu’on n’accorde pas de liberté provisoire ne signifie pas que le droit de la défense n’est pas respecté. »
Célestin Tunda, a par la même occasion rassuré qu’il n’interfère pas dans ce dossier dont le Directeur de Cabinet du Chef de l’État, Vital Kamerhe est soupçonné de détournement de fonds alloués pour les travaux de 100 jours.
« Je n’interfère pas dans le dossier, mais étant donné que la loi prévoit que les magistrats du Parquet soient sous l’autorité du ministre de la Justice. Je suis jaloux de ces dispositions. Je voudrais avoir tous les éléments de différents dossiers pour que nous puissions regarder dans la même vision, moi et les magistrats », a-t-il confié.
Pour rappel, Vital Kamerhe, le Directeur Général de l’Office de Voirie et Drainage (OVD) ainsi que celui du FONER sont placés en détention provisoire dans la maison carcérale de Makala. Signalons que la demande de remise en liberté provisoire introduite par le collège des avocats de Vital Kamereh a été rejeté par le Tribunal de Paix de Kinshasa/Matete.
Tshebocosta





