Tout est parti de l’amateurisme et de l’ignorance de la science de l’administration par l’équipe dirigeante au sommet de l’État entre autres le président de la République et son cabinet.
En accédant au pouvoir, le président Tshisekedi s’était assigné un programme de 100 jours comme tout autre président. Le grand problème git au niveau de l’exécution dudit programme.
Dans une nation où il y a la maîtrise de la science de l’administration, le Président ne pouvait jamais exécuter le programme de 100 jours en aparté, c’est-à-dire, avec son cabinet. Dans l’administration de l’Etat, un programme d’Etat s’exécute toujours avec le gouvernement en place.
Vital Kamerhe ne devrait pas répondre à ces accusations si l’administration a été respectée, ça serait au gouvernement de s’expliquer devant le Parlement sur ce programme de 100 jours. C’est qui a poussé le président a confié cette tache à son cabinet est :
– Le manque de la maîtrise de l’administration ;
– Il voulait fustiger le régime précédent ;
– L’orgueil de croire qu’on peut faire mieux que les autres.
Ils nous ont dit que le programme de sauts-de-mouton est un programme qu’ils ont trouvé sur la table que le gouvernement de JOSEPH KABILA s’était assigné, mais si le président maîtrisait la gestion, il allait exécuter ce programme avec le même gouvernement en place.
Nonobstant, ce dernier était démissionnaire. Et en cas de problème, ce gouvernement allait se justifier devant le Parlement. Donc confier cette gestion à Kamerhe, c’était réinventé la roue. Quand vous essayez de réinventer la science, la science vous mettra toujours dans un chemin de confusion.
Aujourd’hui, le président Tshisekedi ne sait plus comment sauver son ami de la justice, qui a affiché des forfaitures dans la gestion du programme de 100 jours. Un directeur de cabinet agit de la part du président et non du gouvernement. Un directeur de cabinet agit de la part du président et non du gouvernement. Il y a un organe qui exécute le programme d’État, qui s’appelle « gouvernement ».
Donc, s’il fallait interpeller, on devrait interpeller le président lui-meme à la place de son directeur de cabinet parce que ce dernier agit par ordre et au nom du chef de l’État, et c’est ainsi que s’appliquerait l’Article 165 alinéa 2 de la constitution. Vous allez me dire que le gouvernement n’était pas encore constitué, mais y avait un gouvernement dit intérimaire, le président devrait commencer à relancer le programme avec ce dernier en attendant le gouvernement de Ilunkamba, soit il fallait attendre la formation du gouvernement, parce qu’il y a certains programmes d’urgences qui ont été exécutés avec ce gouvernement démissionnaire, et ce gouvernement n’était pas inactif.
C’est qui importe ce n’est pas la vitesse de l’exécution, mais plutôt le respect de la procédure. L’institution président de la République ne réalise pas les dépenses publiques conformément à la constitution. Maintenant, depuis tout ce temps, aucun saut-de-mouton n’a été inauguré, voilà la conséquence de réinventer la roue.
Prince-Aquila Buala, cadre du PPRD





