Après une longue audition mercredi 8 avril au parquet général près la Cour d’appel de Matete, le directeur de cabinet du Chef de l’État, Vital Kamerhe, a été finalement placé sous mandat d’arrêt provisoire par le procureur.

Le président de l’UNC s’est vu être transféré à la prison centrale de Makala où il y a même passé la nuit.

Cette affaire sonne certainement le glas d’une longue période d’impunité au sommet de l’État où des « puissants » étaient jusqu’alors « intouchables ».

Une détention du directeur de cabinet du Chef de l’Etat, qui a provoqué une avalanche de critiques à l’endroit de celui qui aura été l’alter ego de Félix Tshisekedi lors de la campagne électorale de la présidentielle de 2018 à l’apothéose triomphale.

Comme s’il en pleuvait, des critiques de l’opinion publique ne cessent de retomber en giboulées.

Selon d’aucuns, cette affaire vient de plus en plus ternir l’image du directeur de cabinet du chef de l’Etat déjà cité dans d’autres affaires notamment celle de 15 millions USD présumés disparus des comptes du trésor public en septembre 2019.

CACH, vers une pomme de discorde ?

Même si certains cadres de l’Union pour la Nation Congolaise ont rencontré mercredi le président Tshisekedi, Vital Kamerhe est tout de même exposé à une éventuelle suspension de son poste de directeur de cabinet du Chef de l’Etat.

Cette affaire qui vient d’envenimer la situation sur les soupçons de détournements des fonds alloués aux travaux de 100 jours jette le discrédit sur l’ex-président de l’Assemblée nationale.

Certains observateurs qui croient que le Chef de l’État aurait lâché son directeur de cabinet, entreverraient par ailleurs une pomme de discorde au sein du CACH.

D’autres estiment que Vital Kamerhe servait d’homme de paille à ses anciens collaborateurs, notamment l’ex-président Joseph Kabila.

Pour l’instant, l’UNC prévoit une déclaration imminente sur la détention de son président, Vital Kamerhe.

Chadrack Mpereng

Tendances