Face à plusieurs appels de rapatriement des concitoyens qui se trouvent en détresse dans les pays étrangers, le porte-parole du gouvernement congolais, Jolino Makelele avoue que l’État n’a pas de moyens conséquents pour y parvenir, surtout en ce temps de crise où il faut choisir « d’avoir un respirateur plutôt que d’affréter un avion ».
« J’avoue que nous n’avons pas les moyens pour l’instant. Ça sera difficile pour nos compatriotes qui sont à l’extérieur de se retrouver dans des situations de comparaison avec des compatriotes d’autres pays et surtout que nos compatriotes sont éparpillés dans plusieurs pays. Ce qui poserait un problème de logistique extraordinaire », a expliqué le ministre de communication et médias.
Il évoque le caractère imprévisible de la pandémie, qui a impacté le budget du gouvernement. Ceci amène l’exécutif national à faire des choix judicieux quand il faut faire des dépenses.
« Nous n’avons pas honte de parler de la modicité de nos avoirs et de notre budget. La situation du pays depuis un certain temps est difficile sur le plan de finances. Avec cette maladie qui ne nous a pas averti, nous nous retrouvons dans une situation où tout devient prioritaire. Et l’État doit faire un choix. Le choix d’avoir un respirateur plutôt que d’afreter un avion. Je n’ai pas dit que c’est ça le choix du gouvernement, mais ce n’est qu’un exemple », renchérit-il.
Il sied de noter qu’à l’heure où plusieurs pays ont suspendu leurs vols suite à la pandémie du Covid-19, plusieurs Congolais se sont retrouvés bloqués un peu partout dans le monde, notamment à Dubaï, au Bénin, en Turquie, etc.
Dans un communiqué publié ce vendredi 03 avril dernier, un groupe des parlementaires congolais avait exhorté le gouvernement à rapatrier des compatriotes, majoritairement commerçants, encore bloqués à l’étranger suite à la suspension des vols.
« Nous invitons le gouvernement à examiner rapidement, avec nos représentations diplomatiques dans les pays concernés et après un test obligatoire de dépistage, la possibilité de rapatrier tous nos concitoyens en détresse dans les aéroports au Bénin, aux Émirats arabes unis, au Kenya et en Turquie », réclamaient Francine Muyumba (sénatrice), Juvénal Munubo, Patrick Muyaya et Claudel Lubaya, tous les trois députés nationaux.
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