Après des troubles survenus sur le campus de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) causant mort d’hommes et provoquant d’importants dégâts materiels, l’heure était désormais à une sérieuse remise en question et à une ferme prise de décisions.
En dépit d’un déferlement de réactions des politiques et de la société civile, le Chef de l’État, Felix Tshisekedi, était désormais celui à qui revenaient les dernières résolutions. Après le conseil des ministres du samedi dernier, le président de la République s’est montré moins flexible face aux revendications des étudiants qui exigent la baisse des frais académiques fixés à 490.000 fc.
Ce prix restera inchangé d’après le Chef de l’État, même si certains le trouvent encore prohibitif.
Arès deux journées de vives tensions à l’Université de Kinshasa causant mort d’hommes et d’importants dégâts matériels, la police nationale avait donné un délai de 48 heures à tous les étudiants logeant aux homes du campus de déguerpir. 4 armes à feu et 105 minutions avaient été récupérées selon les forces de la police. Déplorant les violences survenues, Félix Tshisekedi est monté au créneau.
« Les inciviques devront subir la rigueur de la loi », a déclaré Fatshi.
Pour lui, seuls les »vrais » étudiants seront habilités à vivre sur le campus.
»Les activités resteront momentanément suspendues », avait-il ajouté
Malgré le calvaire que subissent certains étudiants déguerpis, surtout ceux n’ayant pas de familles dans la capitale qui passent la nuit voire dans les églises, le gouvernement a décidé de la suspension momentanée de toutes les activités au campus de l’UNIKIN.
D’après Félix Tshisekedi, cet établissement académique sera réouvert après l’identification des étudiants en règle. Aussi, des travaux de réhabilitation des résidences se trouvant actuellement dans un piteux état et un délabrement très avancé, seront bientôt lancés.
Pour le moment, les réactions de Félix Tshisekedi ne semblent pas être contestées, même si certaines organisations de défense des droits de l’homme, notamment la Voix de Sans Voix (VSV), appelle le gouvernement congolais à assurer la prise en charge temporaire des étudiants étrangers et ceux de l’intérieur qui se retrouvent à Kinshasa sans abris.
Chadrack Mpereng





