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Martin Fayulu : « toutes les institutions actuelles et leurs animateurs sont illégitimes »

Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle de 2018, continue à réclamer « sa victoire ».

Lors du lancement du Forum de haut niveau du consensus sur la réforme électorale efficiente en RDC initié par le Centre d’Appui politologique Afrique–Caraïbes (CAPAC) de l’Université de Liège (Belgique) qui s’est ouvert ce lundi 24 août à Kinshasa, Martin Fayulu a indiqué que l’urgence est donc de rechercher ensemble cette légitimité.

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« Pour nous le faux corrompant tout, toutes les institutions actuelles et leurs animateurs sont illégitimes. L’urgence est donc de rechercher ensemble cette légitimité. La note d’orientation poursuit en disant que le projet de ce forum vise à améliorer le processus électorale et la proposition des réformes va se focaliser essentiellement sur la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI et la loi portant organisation des élections en RDC. Au demeurant depuis 2006, ces lois ont subi plusieurs modification sans véritablement résoudre les effets pervers du système électoral dans notre pays, de quoi s’interroger si le vrai problème se situe au niveau des lois plutôt au niveau de la culture, les valeurs morales et d’intégrité de ceux qui ont la charge d’organiser les élections dans notre pays, d’une part et ceux qui ont la responsabilité d’en assurer la sincérité d’autre part », a dit Devos Kitoko, SG de l’ECIDE, qui a lu l’allocution de Martin Fayulu.

Pour le président de l’Ecidé, la prise en compte de sa proposition de sortie de crise proposée en février 2019 dans ces travaux est très importante.

« En acceptant de participer à la première journée de ce forum, nous prouvons une fois de plus nos bonnes dispositions en trouvant ensemble un consensus sur toutes ces questions afin de remettre définitivement notre pays à la loi. Ce pourquoi dans la proposition de sortie de crise post électoral que nous avons mise en toute responsabilité à la disposition de toutes les parties prenantes et de la communauté internationale depuis février 2019 nous insistons sur le fait de rompre avec les fausses solutions, d’en finir avec des faux semblants et nous encourageons tous nos compatriotes, l’Union Africaine ainsi que la communauté internationale à ne pas demeurer indéfiniment dans le déni. Il y a effectivement une crise profonde dans notre pays, une crise de légitimité qui nécessite qu’on s’y penche sérieusement pour assurer la paix, la stabilité, la cohésion nationale afin de faire face aux grands défis qui importent véritablement notamment celui de la reconstruction de notre pays. Cette proposition de sortie de crise, à laquelle nous tenons et qui s’inspire du modèle de l’accord de la CENCO se présente comme une alternative globale dont la mise en oeuvre se situe précisément dans la responsabilité historique commune de toutes les parties prenantes. Ce pourquoi, au regard des observations ci-dessus, la poursuite de notre participation à ces travaux est sous réserve des garantis de prise en compte de cette approche globale, des garantis des bonnes fins et surtout des garantis d’opposabilité et de suivi des résolutions à travers la création du Haut conseil national des réformes institutionnelles et l’organisation des élections anticipées », a-t-il insisté.

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