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L’an 1 de l’alternance en RDC : Félix Tshisekedi et le résultat d’un bilan mi-figue mi-raisin

La journée du 24 janvier est désormais une date historique dans le fable démocratique en RDC. Cette même date, qui a permis au pays de dépasser une interminable page d’histoire, restera à jamais dans les annales.

La République Démocratique du Congo a connu sa première transition pacifique qui a vu Félix Tshisekedi être investi chef de l’Etat au dépens de son prédécesseur Joseph Kabila, après la très controversée élection présidentielle du 30 décembre 2018.

Même si Félix Tshisekedi occupe actuellement la magistrature suprême, le fils du  »Sphinx de Limete », n’a quasiment aucun contrôle des Assemblées nationales et provinciales, archi dominées par son prédécesseur.

Cette situation a finalement obligé FATSHI à composer une coalition FCC-CACH à la place de cohabitation afin de mieux gouverner et étendre sa vision. Un an après son investiture au sommet de l’Etat, quel bilan politique retenir de Félix Tshisekedi ?

Dès son arrivée au pouvoir, Félix Tshisekedi a mis les bouchées doubles en voulant se démarquer. Première des choses, accomplir l’hystérie de la décrispation politique inclue dans l’accord de la Saint-Sylvestre.

Le président Tshisekedi s’est enfin dédouané en procédant à la libération des prisonniers politiques (Franck Diongo, Diomi Ndongala…) et au retour des exilés politiques notamment Moïse Katumbi. Un pari qui a pourtant bien marché et lui a permis de gagner quelques points dans les sondages.

En mars 2019, Félix Tshisekedi va lancer son programme de 100 jours. Un programme qui a presque touché les secteurs-clés du pays notamment l’éducation, l’infrastructure… Avec la gratuité de l’enseignement de base en RDC ainsi que la réhabilitation et construction de certaines artères dégradées depuis des lustres, tout était inscrit dans le carnet de FATSHI.

FATSHI, des promesses emportées par le vent ?

Après avoir lancé son programme de 100 jours, Félix Tshisekedi avait désormais nourri des promesses colossales aux nombreux Congolais. Seul bémol, toutes ses paroles semblent aujourd’hui se volatiliser dans le nuage d’après certains Congolais.

D’abord, la gratuité de l’enseignement de base dans les écoles publiques qui semblent aujourd’hui virée à une déconfiture. Le hic ? Certains établissements publics, notamment les écoles conventionnées catholiques, réclament les frais de fonctionnement, mais aussi le paiement des enseignants qui n’est pas effectif sur toute l’étendue du pays.

Ce statu quo n’a pas permis à FATSHI de tirer son épingle du jeu. Si dès les premiers mois de sa prise de pouvoir, Félix Tshisekedi a usé de plus de flexibilité, le caractère dit présidentiel au fil des mois l’a quelque peu obstiné selon certains.

Des cas d’atteintes à la liberté de la presse et de manifestation se multiplient de plus en plus. Si d’un côté les infrastructures peinent encore à décoller, notamment la fin annoncée de certains sauts-de-mouton à Kinshasa, de l’autre, la gouvernance économique fait du surplace.

Le taux de change se dégrade et le prix monte en flèche. Du coup, le pouvoir d’achat est en baisse.

L’autre problème, celui des soupçons sur les détournements de fond par son entourage qui du reste, lui fait perdre des points dans les sondages.

Chadrack Mpereng

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